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mardi 22 avril 2014

Retour de voyage et avis voyageurs sur la destination îles Canaries

Cela fait toujours plaisir de recevoir des nouvelles au retour d'un séjour. Voici donc le petit mail reçu ce  matin d'un de nos clients à qui nous avions concocté un voyage sur mesure sur les îles de Fuerteventura, Lanzarote et la petite, mais non moins attachante La Garaciosa. Au programme randonnées, balades à vélo et grand ciel bleu, si l'on en juge par les photos reçues....

Bonjour,

De retour des Canaries, ce petit mail juste pour vous dire que tout s'est bien passé et que nous sommes bien contents ma fille et moi de ce voyage.
Cordialement



vendredi 8 novembre 2013

Randonnée et gastronomie...Le meilleur de la cuisine des Canaries

Randonnées, trekking aux îles canaries et pourquoi pas gastronomie...pour conjuguer les plaisirs !!!



En ce mois de Novembre, avec les fêtes de fin d’année qui approchent,  voici un article qui devrait faire l’unanimité de tous les voyageurs et voyageuses,  attirés par la destination îles Canaries, qu’ils soient sur le départ, pour  avoir  un avant-gout des spécialités locales  ou déjà de retour à la maison pour retrouver, avec un brin de nostalgie, les saveurs de la cuisine canarienne.

Cet article c’est un peu, beaucoup,  le côté Découverte que nous aimons  partager lors de nos trekking et randonnées.

La gastronomie, les vins, les produits locaux sont d’ailleurs à l’honneur dans les deux prochains mois qui arrivent sur l’ensemble de nos blogs Trekking & Découvertes… de quoi ravir les randonneurs/ voyageurs, gourmands.

La cuisine canarienne est avant tout une cuisine simple, d’origine rurale  qui fait appel bien sûr à  des produits locaux, on y trouve des plats de viande, avec particulièrement  la viande de chèvre ou de chevreau,  élevage d’importance sur ces îles, mais aussi le lapin et surtout de nombreuses recettes à base de poissons et crustacés.  Les fromages  plutôt de chèvre, fumés ou affinés classiquement sont présents et entrent dans la préparation de certaines spécialités. Côté dessert en revanche les amateurs de sucré seront déçus, peu de choix en règle générale dans les desserts, mais on en présentera tout de même au fil de cet article.

J’espère que vous serez nombreux  à donner vos avis sur ces recettes, présentations et conseils gourmands. N’hésitez pas à laisser vos commentaires, cela fait toujours plaisir.

 Pour commencer ce post, honneur bien sûr à l’omniprésente Papa Arraguda,  il faut dire que vous en avez ou en mangerez presque tous les jours …à toutes les sauces en quelque sorte. Pour les trekkeurs qui se sont baladés sur ces îles fortunées avec notre organisation, il ne vous aura pas échappé au détour d’un sentier, de l’importance de cette culture.






Papas arragudas, les pommes de terre ridées des îles Canaries

Les papas arrugadas, agrémentées de sauce mojo vert ou rouge sont donc un des plats emblématiques de la cuisine canarienne. A une époque pas si lointaine, où les îles manquaient d’eau douce les habitants faisaient cuire leur pomme de terre avec de l’eau de mer.

Ingrédients:

2kg de petites pommes de terre, si possible de même taille
½ citron
5 poignets de gros sel

Préparation:

● Bien laver les pommes de terre et les déposer dans une casserole, couvrir d’eau et ajouter le jus du citron. Laisser mariner une bonne ½ heure.
● Vider l’eau et la remplacer par moitié par de l’eau fraîche. Incorporer le gros sel et remuer jusqu’à dissolution.

● Bien faire cuire les papas, puis égoutter l’eau. Replacer les pommes de terre dans la casserole et porter au feu.

● Pour faire rider la peau des pommes de terre, les faire sécher à feu doux, tout en les remuants avec délicatesse, à la main si possible.

Dégustation: A déguster avec la peau et sa croute de sel, accompagné bien sûr de sauce mojo.

Bon appétit et à bientôt pour d’autres présentations de recettes et produits typiques des îles Canaries.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 16 février 2013

Météo Canaries


Quel temps va-t- il faire durant mes prochaines  vacances aux îles Canaries ?


C’est la question récurrente qui  «  hante » les forums et discussions ayant trait aux voyages et aux vacances, sans pour autant trouver de réponse pertinente.
Bien souvent, c’est le cliché « il fait toujours beau aux Canaries » qui  sert de réponse, un brin réductrice, il faut bien en convenir,  ou encore « allez au sud, c’est plus chaud », pour le coup une véritable lapalissade.
Réponse réductrice, car il faut tout d’abord prendre en compte que les îles qui composent l’archipel des Canaries sont, pour certaines d’entre elles, distantes de près de 500 kilomètres entre celles situés le plus à l’est et les plus occidentales par exemple. Cela revient donc à dire que le climat et les températures sont les mêmes entre Nice et Bordeaux, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas la même chose.  

Petite laine ou pas !


Les  Canaries sont connues comme les îles de l’éternel printemps, en particulier Tenerife, les températures  y sont bien sur agréables tout aux long de l’année, spécialement  en hiver lorsque l’on recherche le soleil et la douceur.  Certains jours  d’hiver elles peuvent atteindre 20°/23° et il n’est pas rare de se balader en journée  en t-shirt et cela en plein mois de Janvier et si vous n'êtes pas trop frileux, il n'est pas impossible de se baigner en plein février, avec un océan à 16°/ 18° .




 
Les températures moyennes annuellement… ce ne sont que des moyennes.
 

Sur les îles à fort relief et à fortiori  si vous montez en altitude, c’est forcément plus frais. A titre d’exemple, si vous séjournez à Vilaflor (Tenerife) au mois d’octobre, le soir venu ce n’est pas la même température que quelques centaines de mètres plus bas à Adeje ou à la Galletas. Pour la petite laine tout dépend donc de la saison et il vous faudra rajouter aussi un bonnet si vous souhaitez monter sur  ou vers le Teide, ou les crêtes de la Caldera à la Palma avec un épisode « air maritime polaire ».

Oui, oui,  j’ai dit polaire, vous avez bien lu !
 
 

 Que fait Eole ?


 Autre élément d’importance pour appréhender la météo aux iles Canaries est de prendre en compte les principaux régimes de vents qui dominent sur l’archipel, chacun apportant tel ou tel type de temps.

Les amateurs de kyte-surf et autre windsurf connaissent bien la réputation de certaines îles comme Fuerteaventura ou le spot d’ El Médano sur Tenerife pour ne citer que cela.

4 régimes de vents principaux :

Alizés (Alisios) :

Orientations nord-est  (mais par effet de couloir entre les îles et des phénomènes d’accélérations liés, vous les retrouverez aussi sur les côtes sud de Tenerife par exemple)

Leur particularité est d’apporter un temps stable, avec des nuages qui viennent se bloquer sur les sommets et crêtes les plus élevées et sous les nuages (Barlovento) c’est  humidité et faibles précipitations. D’où la présence de la fameuse forêt  Laurisiva sur ces versants.

Les alizés sont généralement présents au printemps et en été

Bourrasques du sud-ouest (borrascas suroeste) :

Comme son nom l’indique, inutile donc de préciser l’orientation.

Ce régime de vent apporte des précipitations abondantes.

C’est plutôt un vent présent aux saisons d’automne et hiver.

Air maritime polaire (aire maritimo polar) :

On en a déjà entendu parler plus haut dans l’article, c’est celui qui nécessite un bonnet  dans les valises, car bien sur lorsqu’il souffle (nord-ouest), c’est une sérieuse baisse des températures, fortes pluies et par voie de conséquence  neige sur les sommets et crêtes les plus élevés. Il peut s’inviter dans vos vacances en fin d’automne et l’hiver…..rassurez-vous toutefois, cela ne dure pas trop longtemps et l’intensité peut, là aussi, être toute relative.

Allez voir l’article « Qué frio qué frio !!! »






Air saharien (aire sahariano) :

Là, cela change radicalement, plus besoin de bonnet, c’est de l’air chaud d’orientation sud-est qui nous arrive,  du  tout proche Sahara (80 km séparent seulement les côtes de Lanzarote et de la Graciosa, des côtes du Sahara occidental). Vent chaud, mais pas du tout agréable avec les poussières en suspension qu’il transporte. Connu sous le nom populaire de  la Calima, ce type de temps est heureusement  occasionnel, avec une intensité plus ou moins forte. Ce sont les îles situées le plus à l'est qui subissent le plus la Calima.

 




Une île, deux îles, huit îles…un climat, des climats !


Et oui, ce sont huit îles principales et habitées, qui composent l’archipel des Canaries, je n’allais pas oublier la petite  Graciosa,  trop souvent rattachée à Lanzarote et même si c’est la réalité administrative, les habitants n’aiment pas du tout.

Avec un archipel relativement vaste, plus ou moins proche des côtes du Sahara Occidental,  il faut donc parler de climats au pluriel.

Et pour compliquer un peu plus la chose, la météo  sur une même île, n’est  souvent pas la même d’un versant à l’autre.

Selon que votre lieu de villégiature ou d’excursion se trouve Barlovento ou Sotavento  (comprenez au vent ou sous le vent), les conditions ne seront pas les mêmes, et plus encore sur les îles à fort relief. Généralement pour cause de ce phénomène, le barlovento est plus humide et frais, pas désagréable quand viennent les grosses chaleurs d’été.

 

Pas de panique, les prévisions sont là !!!

Si à la lecture de ces quelques lignes vous êtes encore plus perdus  pour savoir quoi mettre dans votre valise, les prévisions locales sont faîtes pour vous aider. Je vous invite à consulter les sites ci-dessous, qui vous fournissent des relevés fiables en températures, vents, humidité,  une préparation météo du voyage indispensable  surtout si vous vous apprêtez à parcourir et visiter les Canaries aux travers de randonnées ou de tout autre sport nature.

Les prévisions locales sont données par  Aemet, l’agence météorologique  de l’état espagnol.


 

Pour des prévisions « montagne » et des informations plus précises, je vous invite à lire l’article consacré aux randonnées sur le Teide, vous y trouverez tous les liens sur les observations météo en temps réel, des webcams disponibles depuis le site d’observation astronomique.

 

Si cet article vous a été utile, n’hésitez pas à le commenter, faites nous partager aussi à votre retour vos observations météo vécues durant votre séjour aux Canarias. Merci de votre participation et bon séjour aux Canaries, si vous êtes sur le départ.

samedi 5 janvier 2013

Aventure en Jordanie, le temps des pionniers.


En ce milieu des années 80, le tourisme d'aventure en est à ses balbutiements. A cette époque, la Jordanie et ses magnifiques déserts s'ouvrent lentement au tourisme actif. Le Wadi Rum et dans une moindre mesure le reste de la Jordanie, sont à cette époque une destination confidentielle.

Les autorités du pays, par l'intermédiaire du ministère du tourisme, cherchent alors à tirer parti des beautés naturelles du pays. Par le hasard des rencontres, je serai sollicité en 1985 et mandaté officiellement par les autorités touristiques du pays pour une série de voyages de repérages, qui conduiront notamment à l'ouverture de canyons dans la région de Madaba et Kerak et une traversée de la Jordanie en VTT, une première dans le pays.








Marches de repérage, équipement des cascades, relevés topographiques, photos... ces premières descentes de canyons dans le pays, tout ce travail de pionniers est à la base des circuits proposés aujourd’hui aux touristes visitant ces régions.






Parmi les descentes effectuées, l'intégrale du Wadi Hidan et la jonction sur le Wadi Mujib, resteront un moment fort de ces voyages. 
L'équipement de l'impressionnante cascade de plus de 80 mètres, tamponnoir à la main, dans un basalte particulièrement coriace, la présence de serpents dans les vasques, les militaires jordaniens qui nous attendaient à la sortie du Mujib pour nous «extraire» avec leur camion de cette zone de Mer Morte, à l'époque zone militaire interdite ... tout cela avait un vrai parfum d'aventure !



















Canyons tropicaux et sentiers du vertige

Les îles de l'archipel canarien sont caractérisées par un relief abrupt, entaillé par de profonds canyons.

Les Canaries, comme d’ailleurs leurs cousines de Macoronésie (Madère, Açores, Cap Vert) en comptent un grand nombre. Plus d'une centaine sont recensées sur la partie occidentale de l'archipel, avec rien que pour l'île de Tenerife, 78 sites.  
Dans ces îles où les précipitations sont souvent irrégulières d'un versant à l'autre les canyons sont, plus qu'ailleurs, de véritables "châteaux d'eau".



Le fond de ces profondes entailles est une véritable oasis, où la végétation en général et le plantes endémiques en particulier, trouvent là, les conditions idéales à leur développement. Offrant par la même un kaleidoscope de couleurs fantastiques aux trekkeurs et autres adeptes du canyoning, qui s'aventurent dans ces lieux intimistes.



Sur Tenerife, les hommes quant à eux, ont tracé des chemins du vertige qui s'élancent à l'assaut des falaises, passent au bord de précipices vertigineux pour rejoindre un réseau de conduites, de caneaux ou encore de galeries souterraines aux coeur des canyons.
Ces galeries impressionnantes s'enfoncent au plus profond de la montagne, certaines sur plusieurs kilomètres pour capter le précieux liquide et l'acheminer vers les villages.







Pour les amoureux de l'outdoor que nous sommes, ces canyons tropicaux sont un magnifique terrain d'aventure où il nous est permis de laisser libre cours à notre curiosité et à notre inspiration pour créer des itinéraires hors des sentiers battus. Ils sont une oasis de verdure où nous pouvons observer la flore spécifique des îles Canaries, ils sont un formidable terrain d'exploration à l'écart du tourisme de masse où nous découvrons à chaque pas, un abris sous roches, les vestiges d'une galerie, une petite plage solitaire aux pieds des falaises ......








Ces canyons canariens me ramènent trente ans en arrière, au milieu des années 80, quelques années passées à l'exploration et à l'ouverture des canyons de Jordanie. Pionnier en ces temps  du tourisme d'aventure, les profonds canyons qui coulaient au coeur des montagnes désertiques nous procuraient déjà ce frisson de la découverte, de l'imagination, de l'observation.  Mais en Jordanie, comme ici aux Canaries, nous n'avons inventé en fait que la version moderne pour parcourir les canyons, celle des cordes et autres mousquetons. Dans le lointain Orient ce sont les bédouins, seigneurs du désert, qui avaient déjà tracé, bien avant nous, leurs voies, celles qui conduisent par des vires et des chemins improbables à l'eau. 






1983/ 2013, trente ans de balades dans les  canyons, il n'est donc ni exageré, ni prétentieux de parler de spécialiste, de pionnier de l'activité.
  
Canyons d'Aragon, de Catalogne, des îles Baléares, mais aussi Cap Vert, Madère, Açores, sans oublier bien sur les Canaries....
Guide canyon et trek, expert en voyages d'aventure, ce sont les principales destinations dans lesquelles je vous invite à vivre des aventures insolites, loin de la foule et des sentiers battus et cela n'est pas qu'un simple slogan.
Canyons secs ou aquatiques, rappels ou simple rando aquatique, sentiers du vertige, peu importe, la nature et la découverte  seront toujours au rendez vous.

N'hésitez pas à me contacter pour tout projet de voyages trek & canyons.


Visitez ma galerie de photos exclusives sur la première descente du Wadi Hidan et le Wadi Mujib... aujourd'hui en partie ouverts au public sous le nom de Malaqi trail. Une bien belle destination trek et canyons.

Canyoning en Jordanie


Canyoning en Catalogne

(lien prochainement disponible)

jeudi 3 janvier 2013

Meilleurs voeux 2013....

Chers lectrices et lecteurs de ce blog,  nous vous souhaitons une excellente année 2013.

Nous vous remercions pour vos très nombreuses visites, en temoignent les statistiques, signe que les infos et articles de ce blog interéssent la communauté des amoureux de nature et de sports outdoor.

 En 2013 nous serons plus que jamais à votre écoute pour l'organisation  de vos voyages d'aventure et trekking, bien entendu sur les Canaries, mais aussi sur d'autres destinations.

 

De nouveaux articles vont venir étoffer le contenu et donner ainsi encore plus d'informations pour préparer vos prochaines vacances actives.



samedi 24 novembre 2012

Incendies de La Gomera, trois mois après, quel impact sur les randonnées ?


L’actualité de l’été 2012 n’a pas manqué d’attirer l’attention de toutes celles et ceux qui s’intéressent à la destination Canaries et en particulier les passionnés de randonnée en partance pour la Gomera.

Le Parc national de Garajonay a été le théâtre de violents incendies qui ont ravagé de nombreux hectares sur les versants sud de l’île et menacé « El Monte Verde », la forêt de  laurisilva,  véritable richesse de l’île. Des évacuations  par mer de population depuis Valle Gran Rey, un temps cernée par les flammes, ont même eu lieu.

Les télévisions ont relayé en boucle des images toujours spectaculaires de la progression du feu la nuit et présenté des cartes non moins spectaculaires  des surfaces brulées.


Mais, comme souvent, avec les medias de grande audience, amplification et catastrophisme font partie de l’information. La Gomera  a souffert  donc de cette image négative et apparait  aujourd’hui sur certains sites internet et forums comme une destination sinistrée à éviter et la saison touristique d’hiver s’en ressent ici, avec moins de marcheurs notamment.
Alors qu’en est-il réellement sur le terrain, trois mois après le passage du feu ?
 

Tout n’est pas noir

 
Bien sûr il n’est pas question ici de minimiser la situation, les incendies ont été  graves, probablement les plus graves qu’ai connu l’île depuis des décennies et ils ont marqué durablement  la population.
Mais de là à présenter la Gomera comme un « caillou noir », il y a exagération et interprétation.
Tout d’abord,  il faut  avoir présent à l’esprit  que le feu n’a pas atteint le versant nord  de l’île, le cœur même de la fameuse forêt millénaire et que les sentiers de ces secteurs sont parfaitement praticables, depuis la vallée  de Hermigua, jusqu’à celle de Vallehermoso. Je viens de les parcourir en tous sens durant près de dix jours avec autant de plaisir que mes précédents voyages et il a fallu attendre l’arrivée sur les crêtes de la Merica, sur les hauteurs de Valle Gran Rey pour apercevoir les premières terres calcinées, sur les hauteurs des villages de Las Hayas et de Chipude.
 


 
 
C’est donc sur les versants sud que l’incendie a progressé et c’est d’ailleurs sur ce versant que les 2 foyers ont été allumés.

 
 A l’observation du terrain, on peut donc déjà affirmer que les fameuses cartes catastrophiques présentées par les médias et reprises par certains internautes pour avancer des chiffres fantaisistes sur des pourcentages de terres brulées sont fausses. En effet, ce qui frappe à l’observation est que sur le périmètre, même du passage du feu, les dégâts ne sont pas homogènes. Au gré des versants, des falaises, des barrancos, du type de végétation et aussi de l’action de défense des hommes et des bombardiers d’eau, des « poches vertes » apparaissent de ci de là dans le paysage au milieu de zones calcinées.
 
 
 
De nombreuses zones épargnées, qui impactent aujourd’hui d’autant moins et qui constituent, trois mois après le passage du feu, des zones de régénérations et de stabilisations des sols.
 





 

La nature …  des capacités incroyables !

 
Côté végétation et avec l’arrivée des pluies tant attendues,  le vert est de partout en action. Les palmiers conservent bien sur leur tronc noirci, mais les feuilles vertes sont déjà de retour, idem pour les pins canariens qui débutent de ci de là leur régénération. Dans les barrancos même constat, les cactées repoussent rapidement, reverdissent le paysage et surtout stabilisent les sols, dans ces secteurs de très fortes pentes. La situation est plus difficile dans le faya- brézal, c’est-à-dire la frange forestière de laurisilva du versant sud, en particulier dans le secteur du point culminant de l’île le Alto de Garajonay et autour du Roque de Agando.  Ce sera certainement dans ces secteurs, que la récupération va prendre le plus de temps.
 
 
Mais malgré tout,  là aussi l’optimisme est de mise, le retour des pluies et des brumes, après près de trois ans d’une sècheresse sans précédent, permettent déjà en ce début novembre la reprise timide de fougères et autres plantes endémiques des Canaries ou de la Macaronésie.
 
 

 

Les hommes en action 

L’homme de son côté est engagé à marche forcée aux côtés de dame nature, l’objectif premier avec l’arrivée des pluies est de stabiliser le maximum de terrains brulés et éviter la perte des sols par lessivage. Dans les secteurs les plus gravement brulés, on  peut observer des équipes de forestiers au travail, créant des terrasses à l’aide des troncs calcinés, les remplissant de terre comme pour mieux cultiver et reverdir « le monte verde », si cher au cœur des gomeros.
 
 
 
 
 
 
 
Même énergie sur les sentiers de randonnées où l’on a déjà remplacé les barrières de protection et les marches en rondins  détruites par le feu.
 
 
 
A ce jour seuls les sentiers n°14 et 17 du Parc national de Garajonay sont encore fermés pour travaux, mais l’accès au  Alto de Garajonay reste toujours possible depuis la piste qui démarre au Alto de Contadero. On circule donc parfaitement à pied dans toute l’île.
 
Ici tout le monde se mobilise à l’exemple de la souscription lancée par une compagnie de ferry pour le versement  de 1€ par traversée, des fonds directement versés pour financer le vaste chantier de restauration pour « el monte ».
 
Côté population locale, l’optimisme est là aussi de mise avec ces pluies d’automne qui tombent à point nommé, tous savent que ce printemps la Gomera sera un paradis et se couvrira à nouveau de milliers de fleurs.
 
Amoureux de la randonnée et de la nature, rien ne s’oppose donc à un voyage en terre gomerienne et  je vous invite donc, sans plus tarder à découvrir l’île de La Gomera.