C'est un post bien triste, pour lequel je vous renvoie, pour les détails, vers les publications sur ma page Facebook .
Ce Dimanche 19 Janvier, c'est avec des conditions bien hivernales, que se sont tirées les "dernières cartouches" dans les recherches d'ampleur, pour retrouver le triathlète canarien Victor Teni, disparu sur les flancs du Teide, il y a maintenant presque un mois.
On ne saura probablement jamais ce qui s'est réellement passé. Mais avec ce triste fait divers, on ne peux que rappeler combien il est important de ne jamais sous estimer la montagne, même dans une île plutôt débonnaire.
Randonnées et trekking aux îles Canaries, en liberté ou avec guide accompagnateur...Profitez de notre expérience pour visiter les Canaries autrement.
De nombreux randonneurs et
promeneurs se rendant sur Tenerife, cherchent des informations pour réaliser
plus ou moins sportivement l’ascension decette montagne emblématique de
l’île, par ailleurs point culminant de l’Espagne, du haut de ses 3718 m
d’altitudeet par la même aussi "Toit
de l’Atlantique". Vous trouverez dans cet article des informations « sportives », car nous sommes à Trekking Canaries, plutôt timides quant aux
ascensions touristiques par voies de téléphériques. Météo, équipement, conseils
divers, sont donc au programme de cette page dédiée au volcan Teide. Vous trouverez
également dans celle-ci des infos complémentaires
sur des itinéraires insolites à réalisersur des sommets satellites de ce volcan. Une galerie photos et des liens
vers des vidéos sont disponibles. Bonne ascension à vous.
Pour intervenir sur ce post et
poser vos questions….c’est tout en bas de la page.
Le Teide depuis le Pico Viejo
Le Teide versant nord
Le plan des itinéraires
Un petit plan, un de plus me
direz vous, pour avoir d'un seul coup d'œil l'ensemble des itinéraires
accessibles pour réaliser l'ascension du Teide et se balader plus ou moins
sportivement dans le périmètre du Parc National. Périmètre du parc en vert sur
le plan, les routes en rouge, les sentiers en jaune avec leur numéro, que vous
retrouverez sur le terrain.
Météo
Comme sur toute
montagne du monde, elle est, ici aussi, changeanteet ce n’est pas parce quevous êtes aux Canaries avec 25° et plus sur
la côte, que le temps est le même sur les pentes du Teide. Informez donc vous bien avant le départ sur
les conditions météo et gardez présent à l’esprit que vous êtes sur une île, en
plein océan Atlantique et que le facteur vent est sur cette montagne un élément
déterminant des conditions rencontrées. Pas de prévisions météo montagne
disponible sur les Canaries, comme celle que vous pouvez utiliser en Europe
continentale.
Pas de panique, à Tenerife on a la solution, en mieux à mon avis: vitesse et orientation du vent sur la base des degrés, température, humidité de l'air, pression atmosphérique, avec date et heure de la dernière mise à jour (toutes les 5 minutes). En complément images satellite par Eumastat et la cerise sur le gâteau la webcam Sona avec plusieurs angles de vue: La Orotava au nord-est, Guimar direction sud-est, vue ciel, vues nord et sud complètent le dispositif, images actualisées toute les 10 minutes.
Une fois sur la page cliquez en bas à gauche sur Izana pour l'accés à la webcam Sona. Cliquez sur "Canary Islands centered image" pour les images satellite. Et un grand merci pour toutes ces précieuses informations à l'observatoire du Teide.
Le Teide en hiver
Neige ou
pas neige, c’est la grande question et chaque saison d’hiver étant différente,
il faut attendre au plus près de la dated’ascension prévue, pour connaitre lesconditions du moment. Et oui, il peut neiger sur le Teide et faire très
froid !
Version officielle et
généralement la plus répandue sur certains blogs et forums traitant du Teide : si neige pas de Teide. Le parc national
interdit à grands coups de
panneauxtoute progression sur la neige,
le refuge peux être fermé. C’est le principe de précaution qui est mis en
avant, un peu normal et compréhensible lorsque on est par ailleurs permissif
pour laisser monter des centaines de personnes quasiment en short et tongs à
plus de 3000 mètres d’altitude, via des « bennes » à touristes. Il
faut bien à un moment donné canaliser et réglementer les hordes de vacanciers.
Version officieuse, que
font les montagnards "tinerfeños" lorsque le Teide est en condition de neige et
parfois glace ? Je vous le laisse découvrir en parcourant les posts,
vidéos amis et certaines photos de ce blog.
Tout dépend donc des conditions
et de l’épaisseur du manteau neigeux, de sa portance, de votre équipement et de
votre expérience. Ne partez pas à la légère, chaque année par mauvaises conditions ou imprudence, les sauveteurs du GREIM de Tenerife récupèrent des imprudents.
Faites appel àunguide accompagnateur professionnel
si besoin.
Une chose est certaine, en cas de
forte neige sur les routes d’accès, elles sont fermées. Normal, car l’île n’est pas
particulièrement équipée pour le déneigement et les chaînes à neige ne font pas
partie des équipements des véhicules de location. Donc neige ou pas neige,
c’est la grande question pour le Teide en hiver.
Equipement
Short et tongs sont bien sur
prohibés, sacs à dos et ravitaillement indispensables, suffisamment d'eau en rapport avec la randonnée programmée, vêtements chauds
fortement conseillés, coupe-vent de qualité là aussi INDISPENSABLE (le vent sur
ce massif est LE facteur principal de dégradation des températures, faut-il le rappeler !)
et même bonnets et gants en hiver...si ,si hace frio tambien!!!
Bâtons de marche télescopiques fort utiles si vous envisagez une traversée "sportive", de nombreuses sections de sentiers traversent des zones de laves assez coriaces à traverser pour le marcheurs, c'est le malpais, le mauvais pays. Tout est dit dans la traduction.
Permis d’accès au cratère
Document indispensable à se
procurer si vous envisagez de monter au sommet du volcan entre 9h00 et 17h00. C’est
gratuit, est plutôt simple à obtenir etc’est par ici
Les tranches horaires sont de 2 heures, entre
9h et 17h (de 9 à 11, de 11 à 13 et ainsi de suite …)
Pour
le créneau 15h-17h, il faut présenter le
document impérativement pour 16h30 maxi,
après ce délai vous risquez de vous faire refouler au check point.
Anticiper le plus possible votre
demande, car les vacanciers qui montent au Teide par le « bien aimé téléphérique »
sont les plus grands consommateurs de ce précieux document. Faites la demande
en ligne et ne vous embêtez pas à aller le demander sur place à Santa Cruz, comme ont peut le lire parfois, il
vaut mieux utiliser votre temps à visiter l’île que de parcourir les bureaux et
si à votre arrivée les créneaux sont déjà complets, double frustration.
Ce document est à avoir sur vous avec votre carte
d’identité pour les présenter au contrôle situé à la gare amont du téléphérique.
Si vous montez pour le lever du soleil, pas besoin de permis vu que vous
passerez le check point avant l’arrivée du contrôleur. Pas
de contrôle au retour.
Quel itinéraire choisir ?
Difficile de vous répondre
précisément, tout dépend de votre forme, de votre expérience, du temps
disponible….
Ci-dessous les principaux itinéraires que vous pourrez emprunter.
Roques d’en Garcia – Pico Viejo- gare amont téléphérique - Teide (sentier N° 23 et N° 12)
Boca Tauce – Pico Viejo- gare
amont téléphérique-Teide (sentier N° 28 et enchaînement par le N° 12)
Mirador de Chio- Pico Viejo-Teide ( sentier N° 9 et enchaînement par le N° 12)
Itinéraires de descente :
A vous de faire votre choix, en aller retour par l'itinéraire de montée ou pourquoi pas une traversée (bien plus intéressant). Quelques bus de ligne traversent les Cañadas, pratique pour récupérer votre véhicule, mais attention horaires limités... sinon il reste toujours l'auto stop, qui fonctionne assez bien ou mieux encore, repérer des compatriotes motorisés sur un des parkings et les convaincre en direct de vous laisser à votre véhicule.
Le refuge Altavista
Le refuge comporte deux bâtiments distincts, celui réservé au public dispose d'une capacité d'hébergement de 54 personnes, en dortoir. Une cuisine libre, une salle de réfectoire et des sanitaires avec lavabos (pas de douche) complètent les installations. Pas de service de restauration.
Draps, couette et taie d'oreiller fournis, propre du jour. Les dortoirs sont chauffés
Le refuge ouvre ses portes à 17 heures, enregistrement de votre réservation et ouverture de la cuisine réfectoire, les dortoirs ouvrent à 19 heures.
L'eau n 'est pas potable, vous pouvez l'utiliser pour vous laver bien sur et la faire bouillir pour cuisiner et éventuellement refaire le plein après l'avoir laissé refroidir.
Réservation obligatoire et fortement conseillée
Numéro d'urgences
A l'heure où nous écrivons ces lignes, une polémique va bon train en Espagne, sur l'organisation et la coordination des secours en montagne dans le pays. Il existe une rivalité entre services ayant pour origine un transfert de compétences dans certaines régions autonomes, qui ont voté des textes pour donner compétences et créer des groupes de secours en montagne chez les bomberos (sapeur pompier).
Ces derniers compétents dans de nombreux domaines, n'ont toutefois pas l'expérience et l'expertise sur le secours en montagne, comme la possède la Guardia Civil, avec ses unités spécialisées. Avec 30 ans d'expérience à son actif la Guardia Civil avec ses unités GRIEM et son organisation militaire fait partie des meilleurs services de secours en montagne du monde.
Le centre d'appel 112 déclenche systématiquement les équipes pompiers qui ne sont pas forcement toujours sur la zone de l'accident, qui n'ont pas forcement les moyens hélicoptères adéquats et qui ne connaissent pas toujours en détail le terrain. Pire, le 112, par les protocoles appliqués néglige d'appeler les unités spécialisées Guardia Civil, positionnées pourtant sur le secteur concerné ou ne le fait qu'en ultime recours, après plusieurs heures perdues. Ce dysfonctionnement a amené ces derniers temps des secours qui ne se sont pas déroulés de la meilleure façon pour les personnes attendant de l'aide, avec une issu fatale pour quelques rares cas.
Les guides accompagnateurs, les gardiens de refuges, un grand nombre de pratiquants des sports de montagne font attendre leur voie et soutiennent les unités Guardia Civil.
A Trekking Canaries nous soutenons bien sur cette démarche et nous vous recommandons, d'appeler directement le numéro d'urgence Guardia Civil et parallèlement, si vous pratiquez un minimum d'espagnol ou d'anglais le GREIM Tenerife, pour tout déclenchement d'un secours en montagne, dont vous ou vos proches seraient victimes ou témoins.
Les numéros à avoir toujours dans votre sac à dos
Guardia Civil
062
GREIM de Tenerife
650 385 568
636 524 750
Le Greim Tenerife couvre également les autres îles montagneuses de l'archipel, donc ces numéros sont utiles sur Gran Canaria, La Palma, La Gomera.
Cet article pourra évoluer dans le temps en fonction de l'actualité et des réglementations.
N'hésitez pas à poser vos questions, on essaiera de vous conseiller au mieux, merci de poster aussi vos retours d'expérience, cela sera fort utile pour les autres internautes et enrichira la pertinence de cet article.
Effectuer l'ascension du Teide à 3718 mts d'altitude pour pouvoir observer et profiter du magnifique lever de soleil sur l'archipel des îles Canaries est, pour les personnes qui ont la chance de vivre cette aventure, un moment fort, pour ne pas dire le temps fort d'un séjour sur l'île de Tenerife.
Partir pour ces deux jours d'aventure est certainement la meilleure manière, en tous les cas c'est notre avis ici à Trekking Canaries, pour vivre une ascension du Teide hors de la foule, inévitablement attirée par la facilité du téléphérique.
Cette perspective s'adresse donc aux randonneurs que les dénivelés n'effraient pas et qui trouvent dans la perspective de passer une nuit en refuge, un attrait supplémentaire pour monter au sommet du toit de l'Espagne. Un version que certains d'entre vous trouveront peut être trop puriste, mais qui ne manque pas, loin sans faut, d'intérêt pour celles et ceux qui cherchent à visiter Tenerife autrement.
Côté dénivelé, que l'on parte de la base de Montaña Blanca ou de El Portillo, c'est dans les 1720 mts de dénivelé positif et inversement le lendemain qu'il faudra "avaler". L'étape incontournable de ce périple est bien sur le refuge Altavista perché à 3260 mts, sur un replat du volcan. La reide montée par le sentier de la Rambleta sera vite oubliée lorsque le jour qui décline nous offre un premier spectacle, avec l'ombre du Teide à l'horizon en direction de Grand Canaria, une pyramide qui grossit au fur et à mesure que le soleil décline à l’opposé du volcan.
Les amateurs de voûte céleste seront bien sur ravis et impatients de découvrir le ciel nocturne, un ciel qui offre ici, dans ces lieux mondialement réputés pour l'observation astronomique, un spectacle rare.
La nuit sera forcement courte et un brin agitée dans les dortoirs qui peuvent accueillir au total dans les cinquante six personnes, il faudra bien sur se lever dans la nuit afin de pouvoir gagner le sommet avant le lever du soleil. Pour cela, il faut de bon matin grimper les 458 mts de dénivelé qui séparent le refuge du cratère du volcan, il faut compter généralement entre 1h30 et 2h00 de marche.
Par temps clair le spectacle est grandiose avec une vue à 360° sur les îles les plus proches de Tenerife, la pyramide formée par l'ombre du Teide se reforme à nouveau, mais à l'ouest cette fois-ci, juste au dessus de l'île de la Gomera.
Un vent plus ou moins fort est souvent au rendez vous, frais à glacial selon la saison, donnant ainsi à l'ascension un caractère de haute montagne. Avec la rassurante perspective du téléphérique beaucoup gravissent le sommet en tenue légère, dans des looks tenant plus de la plage que du trekking , la veste polaire, le coupe vent, voir les gants et le bonnet sont donc indispensables pour profiter confortablement et en toute sécurité de cette magnifique ascension.
Le lever du soleil depuis le Teide et la nuit au refuge Altavista sont au programme de notre Grand Trek de Tenerife.
Avec un peu de retard, je vous publie la grande actualité de la semaine dernière aux îles Canaries: il a neigé sur le Teide. Je vous rassure je ne suis pas devenu fou et je ne n'ai pas non plus abusé de la malvasia dulce, il a bel et bien neigé aux Canaries et pour la seconde fois de l'hiver, sur les laves de ce bon vieux Teide.
Panique générale
Cela a commencé le samedi 02 mars avec le déclenchement de l'alerte orange, pour vents violents et pluies intenses, les éléments se sont enfin décidés à se montrer, avec quelques heures de retard dans la matinée du dimanche. Avec la tempête qui se précisait et la forte houle sur les côtes, les îles occidentales de l'archipel se retrouvent en alerte rouge. 174 km/heure tout de même, en pointe, à Gran Canaria et sur Tenerife le barranco de San Juan fait des siennes et inonde dans la nuit quelques parkings souterrains à Playa San Juan. Puis joignant ses efforts avec ses copines les vagues, il emporte la plage de sable et il en profite, car la TV Canarias filme et les touristes se lamentent de la catastrophe.
En fait il rappelle simplement, mais pour combien de temps, aux amnésiques, qu'il faut bien qu'il passe et qu'il faut arrêter de bétonner dans tous les sens.
Le Teide se cache et se prépare
Monsieur le volcan, lui, part en week-end, il décide de ne plus accueillir les touristes en tongs et ferme le téléphérique avec la complicité de son ami de toujours le vent.
Tranquillement caché sous sa chape nuageuse, il se drape d'un épais manteau blanc et au passage plâtre de glace et de neige, câbles, pylônes et poulies, histoire de rester au calme deux ou trois jours.
Les touristes sont catastrophés, il pleut aux Canaries, le Teide est invisible, le soleil est parti, pourtant de nombreux experts et expertes leur avaient dit, sur les forums, qu'il fait toujours beau à Tenerife.
El Teide, lui, leur rappelle simplement qu'il est le plus haut d'Espagne avec ses 3718 m et qu'il a bien le droit, avec la complicité des vents de nord-ouest, de temps en temps, à son petit spectacle de haute montagne.
Levée de rideau
Le majestueux Teide, tout de blanc vêtu et sous un ciel d'azur, décide en ce mardi matin de terminer, enfin presque, son petit coup d'hiver.
Le vent a faibli, mais se maintient à 75 km, la température est frisquette, tout au plus un petit 4° à 2000 mètres.
Le chasse neige est là , Antena 3 Canarias filme l’évènement, le show du déneigement va pouvoir commencer. Il est d'ailleurs grand temps, je dirai presque d’intérêt national, les touristes impatients arrivent par bus entiers pour contempler le paysage. Le téléphérique est à l'arrêt, ils ne monteront pas aujourd'hui, ils sont déçus, je m'en réjouis, je fais quelques photos et je file vers l'Anaga, j'y serai surement plus tranquille.
Quel espiègle ce Teide !!!
Il fait beau, ils ont le permis d'ascension, cela fait quatre jours qu'ils rongent leur frein, les plus intrépides partent en tongs ou presque dans la neige...le sommet a l'air si proche, 1500 mètres plus haut .
La majorité renoncent rapidement à l'entreprise, quelques uns persistent encore un temps, les deux plus stupides appelleront à 17 heures avec leur portable le 112, déclarant: " on a marché toute la journée dans la neige, on a les pieds mouillés, il y a du vent".
Le GREIM de la Guardia Civil de Tenerife intervient avec l'hélicoptère pour un petit treuillage, ils récupèrent les touristes montagnards et leur tongs .... la télé est toujours là et relate aux nouvelles du soir, ce qui sera la dernière péripétie de cet "aire maritimo polar".... tient, il me semble en avoir déjà parlé de cela !!!
Le Défi Teide, connu localement comme la Ruta 0-4-0 n'est pas à proprement parler une course, comme on peut l'entendre au sens classique du terme. Il s'agit d'un trail permanent qui serpente le long des pentes du volcan Teide, situé sur l'île de Tenerife.
Le défi démarre de la plage del Socorro, les pieds dans l'océan et monte direction la cime du volcan, par ailleurs point culminant de l'Espagne, à 3718 m d'altitude plus haut. Le retour à l'océan par le même itinéraire se boucle au terme d'une exigeante "course" contre soi même de 56 km, cumulant un dénivelé total de 7600 m.
En effet, avant d'inscrire son temps sur le ranking, et prétendre au titre de "finisheur", il faut donc se battre tout d'abord contre soi, durant de nombreuses heures et posséder avant toute chose un mental d'acier. L'itinéraire est complexe et il est préferable de d'utiliser un GPS, sous peine de dépenser inutilement du temps et de l'énergie. La météo entre 0 et presque 4000m est changeante et demande un bon équipement et un minimun de logistique et de ravitaillament.
Autre particularité de ce trail permanent est l'absence de contrôle des temps, chacun en toute honnêteté, vient inscrire son "exploit" dans le classement. Le trailleur est donc encore ici face à lui même... Un certain esprit d'authencité et d'aventure flotte donc sur ce trail qui cherche à s'imposer comme la référence sur les îles Canaries ou en tous les cas une alternative à la désormais célèbre Transvulcania *, inscrite dans le circuit mondial Skyrunner World Series.
Ce sont bien sur les coureurs locaux qui pour l'instant tiennent la tête du classement, avec 4h11 pour le record de montée détenue par José Ramon Ortiz, un coureur de île de El hierro et un chrono de 7h17 pour l'aller retour, réalisé par le coureur de Tenerife David Lutzardo.
Si à la lecture de ces quelques lignes vous êtes, à votre tour tentés, par ce Défi Teide, n'hésitez pas à nous contacter pour l'organisation d'un sejour à la carte sur les sentiers des îles Canaries et en particulier l'ascension du Teide. Hébergements, logistique et ravitaillement, autorisation d'accès au cratère, transferts... nous disposons de toute l'infrastructure pour la bonne réalisation de votre voyage sportif.
L’actualité de l’été 2012 n’a pas manqué d’attirer
l’attention de toutes celles et ceux qui s’intéressent à la destination
Canaries et en particulier les passionnés de randonnée en partance pour la
Gomera.
Le Parc national de Garajonay a été le théâtre de violents
incendies qui ont ravagé de nombreux hectares sur les versants sud de l’île et
menacé « El Monte Verde », la forêt delaurisilva,véritable richesse de l’île. Des évacuationspar mer de population depuis Valle Gran Rey,
un temps cernée par les flammes, ont même eu lieu.
Les télévisions ont relayé en boucle des images toujours
spectaculaires de la progression du feu la nuit et présenté des cartes non
moins spectaculairesdes surfaces
brulées.
Mais, comme souvent, avec les medias de grande audience,
amplification et catastrophisme font partie de l’information. La Gomeraa souffertdonc de cette image négative et apparaitaujourd’hui sur certains sites internet et forums comme une destination
sinistrée à éviter et la saison touristique d’hiver s’en ressent ici, avec
moins de marcheurs notamment.
Alors qu’en est-il réellement sur le terrain, trois mois
après le passage du feu ?
Tout n’est pas noir
Bien sûr il n’est pas question ici de minimiser la
situation, les incendies ont étégraves,
probablement les plus graves qu’ai connu l’île depuis des décennies et ils ont
marqué durablement la population.
Mais de là à présenter la Gomera comme un « caillou
noir », il y a exagération et interprétation.
Tout d’abord, il
faut avoir présent à l’espritque le feu n’a pas atteint le versant nord de l’île, le cœur même de la fameuse forêt
millénaire et que les sentiers de ces secteurs sont parfaitement praticables,
depuis la vallée de Hermigua, jusqu’à
celle de Vallehermoso. Je viens de les parcourir en tous sens durant près de dix
jours avec autant de plaisir que mes précédents voyages et il a fallu attendre
l’arrivée sur les crêtes de la Merica, sur les hauteurs de Valle Gran Rey pour
apercevoir les premières terres calcinées, sur les hauteurs des villages de Las
Hayas et de Chipude.
C’est donc sur les versants sud que l’incendie a progressé
et c’est d’ailleurs sur ce versant que les 2 foyers ont été allumés.
A l’observation du
terrain, on peut donc déjà affirmer que les fameuses cartes catastrophiques
présentées par les médias et reprises par certains internautes pour avancer des
chiffres fantaisistes sur des pourcentages de terres brulées sont fausses. En
effet, ce qui frappe à l’observation est que sur le périmètre, même du passage
du feu, les dégâts ne sont pas homogènes. Au gré des versants, des falaises,
des barrancos, du type de végétation et aussi de l’action de défense des hommes et des bombardiers d’eau,
des « poches vertes » apparaissent de ci de là dans le paysage au
milieu de zones calcinées.
De nombreuses zones épargnées, qui impactent aujourd’hui
d’autant moins et qui constituent, trois mois après le passage du feu, des zones
de régénérations et de stabilisations des sols.
La nature … des capacités incroyables !
Côté végétationet
avec l’arrivée des pluies tant attendues, le vert est de partouten action. Les palmiers conservent bien
surleur tronc noirci, mais les feuilles
vertes sont déjà de retour, idem pour les pins canariens qui débutent de ci de
là leur régénération. Dans les barrancos même constat, les cactées repoussent
rapidement, reverdissent le paysage et surtout stabilisent les sols, dans ces
secteurs de très fortes pentes. La situation est plus difficile dans le faya-
brézal, c’est-à-dire la frange forestière de laurisilva du versant sud, en
particulier dans le secteurdu point
culminant de l’île le Alto de Garajonay et autour du Roque de Agando.Ce sera certainement dans ces secteurs, que
la récupération va prendre le plus de temps.
Mais malgré tout,là aussi l’optimisme est de mise, le retour des pluies et des brumes,
après près de trois ans d’une sècheressesans précédent, permettent déjà en ce début novembre la reprise timide
de fougères et autres plantes endémiques des Canaries ou de la Macaronésie.
Leshommes en
action
L’homme de son côté est engagé à marche forcéeaux côtés de dame nature, l’objectif premier
avec l’arrivée des pluies est de stabiliser le maximum de terrains brulés et
éviter la perte des sols par lessivage. Dans les secteurs les plus gravement
brulés, onpeut observer des équipes de
forestiers au travail, créant des terrasses à l’aide des troncs calcinés,les remplissant de terre comme pour mieux
cultiver et reverdir« le monte
verde », si cher au cœur des gomeros.
Même énergie sur les sentiers de randonnées où l’on a
déjà remplacé les barrières de protection et les marches en rondinsdétruites par le feu.
A ce jour seuls les sentiers n°14 et 17 du Parc national
de Garajonay sont encore fermés pour travaux, mais l’accès au Alto de Garajonay reste toujours possible
depuis la piste qui démarre au Alto de Contadero. On circule donc parfaitement
à pied dans toute l’île.
Ici tout le monde se mobilise à l’exemple de la
souscription lancée par une compagnie de ferry pour le versementde 1€ par traversée, des fonds directement
versés pour financer le vaste chantier de restauration pour « el
monte ».
Côté population locale, l’optimisme est là aussi de mise
avec ces pluies d’automne qui tombent à point nommé, tous savent que ce
printemps la Gomera seraun paradis et
se couvrira à nouveau de milliers de fleurs.
Amoureux de la randonnée et de la nature, rien ne s’oppose
donc à un voyage en terre gomerienne et je vous invite donc, sans plus tarder à
découvrir l’île de La Gomera.